Vae Solis : Actualités

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30 août 2010

Nouvelle adresse : retrouvez-nous au 16 avenue Kleber

Vae Solis Corporate grandit et s'installe au 16 avenue Kleber, Paris 16ème.

Nous serons heureux de vous y accueillir.

A très bientôt.

26 juillet 2010

Twitter n'est pas jouer ! Les politiques s'emparent du 2.0

Depuis plusieurs mois, on observe un phénomène nouveau, les hommes et femmes politiques twittent de plus en plus et ne sont plus étrangers au Web 2.0.

En effet, le microblogging se développe dans les enceintes des institutions et il n’est plus rare de lire en temps réel des commentaires amusés, ironiques ou critiques de certains députés rodés aux nouvelles technologies lors des réunions de commissions ou d’auditions parlementaires.

Ainsi, Lionel Tardy député (UMP) de Haute-Savoie se faisait récemment le relais des auditions de Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF et Raymond Domenech, futur ex-sélectionneur de l’équipe de France. Une opération remarquée par les médias valant à Lionel Tardy un coup de projecteur auprès du grand public mais également un rappel à l’ordre pour avoir relayé des commentaires faits dans le cadre d’un huis clos.

Les récents débats sur la réforme des retraites étaient également l’occasion pour plusieurs députés de twitter sur les débats de la Commission des Affaires Sociales malgré le huis clos demandé. Gaëtan Gorce, député (PS) de la Nièvre, revendiquait d’ailleurs ce droit à la transparence avec un compte créé il y a seulement trois jours et possédant déjà plus de 1 000 abonnés.

Le phénomène prend donc aujourd’hui de l’ampleur, et il devient fréquent de voir un parlementaire chroniquer sur son fil twitter telle proposition de loi, ou telle réunion en commission, avec des propos le plus souvent relayés par les médias assurant à son auteur une visibilité « facile et pas chère ».

Cette nouvelle génération de parlementaires, a donc parfaitement compris l’intérêt d’une utilisation régulière de twitter avec, d’une part, une médiatisation bienvenue pour des députés en mal de visibilité, mais surtout la constitution d’un réseau avec un groupe d’abonnés qui suit quotidiennement les messages postés sur twitter, et surtout qui pourra servir de relais et de force mobilisable lors des prochaines échéances électorales.

Ne nous y trompons pas, il s’agit là plus que d’un simple phénomène de mode : l’utilisation de twitter, et au-delà de l’ensemble des réseaux sociaux, est aujourd’hui indispensable pour tout bon politique désireux de se faire connaître et de créer un buzz autour de lui.

Quel impact aura ce phénomène sur le rôle des médias plus traditionnels et sur le fonctionnement de nos institutions ?

Concernant l’évolution médiatique, il semble pour le moment que la presse traditionnelle conserve son rôle d’intermédiaire entre les politiques et les citoyens, avec la reprise des commentaires dans les éditions quotidiennes. C’est d’ailleurs ce traitement médiatique plus large qui est recherché par les politiques, utilisant twitter comme un fil AFP personnel repris ensuite dans les médias grand public.

On peut cependant se demander si un post de 140 commentaires peut s’assimiler à de l’information et s’il s’agit là d’une réelle avancée pour une démocratie transparente et éclairée ?

L’utilisation de twitter pose également la question de l’évolution de nos institutions et de l’espace privé au sein du pouvoir législatif. Assiste-t-on à une déviance mettant à mal les débats parlementaires et la règle du huis clos, ou bien est-ce un nouvel outil de transparence et de démocratie ?



Sur ce sujet, il semble que deux camps s’affrontent aujourd’hui au sein de l’hémicycle, avec les pro-twitter, comme Gaëtan Gorce, Lionel Tardy ou Jean-Marc Ayrault, et les anti comme Pierre Méhaignerie, député d’Ille-et-Vilaine. Devant l’ampleur de la polémique, le président de l’Assemblée Bernard Accoyer a décidé de saisir le bureau de l’Assemblée pour trancher cette question et fixer des règles d’utilisation.

Si, comme le rappelle le sociologue Dominique Wolton, « il n'y a pas d'espace public sans espace privé », les nouveaux moyens de communication sont aujourd’hui une réalité, dont les politiques ont saisi les enjeux et la portée et qui pourraient, à terme, changer le fonctionnement de nos institutions. La question mérite d’être posée : les politiques sont-ils des communicants comme les autres ?

09 juillet 2010

Incompréhensible ! la communication de crise de l'Elysée...

Cigares, location d'un jet privé lors d'un voyage aux Antilles et obtention illégale d'un permis de construire auront coûté à Christian Blanc et Alain Joyandet leur place au gouvernement. Les démissions surprises, dimanche 4 juillet, du Secrétaire d’Etat pour la Coopération et de celui du Grand Paris défrayent la chronique depuis le début de la semaine sur un fond d’affaire Woerth-Bettencourt loin d’être étouffée.

« Utilisations abusives des deniers publics », ces comportements avaient été à plusieurs reprises qualifiés « d’inadmissibles » par Matignon. Le Président Nicolas Sarkozy avait lui aussi confié son irritation aux députés UMP. « Lynchage » pour Christian Blanc, cette péripétie n’en demeure pas moins généralement perçue par les relais d’opinion et l’opposition comme « un contre-feu », « un moyen de détourner l’attention, de calmer le jeu, de faire baisser la pression » sur un Ministre du Travail et trésorier de l’UMP accusé d’avoir un conflit d’intérêt majeur entre ses fonctions et l’activité professionnelle de sa femme.

Démissions justifiées ou non, la communication autour de leur annonce serait-elle susceptible de porter préjudice à Eric Woerth ? Trop tard. L’Elysée aurait gagné à sanctionner ces comportements abusifs immédiatement après leurs révélations, évitant ainsi le développement de toute polémique et offrant au Président l’occasion médiatique de se présenter comme attentif à la morale publique. La passivité de l’exécutif lui fait perdre le contrôle du calendrier et de la crise. Le chef de l’Etat se voit, avec ces deux démissions, privé d’un rôle que les Français attendaient de lui.

Trop tôt. Mauvais timing également quand on considère l’annonce faite par l’Elysée, quelques jours auparavant, d’un remaniement ministériel prévu pour l’automne prochain. Si la situation devient alors intenable pour les deux secrétaires d’Etat, affaiblis dans leur autorité face à une administration ou des partenaires qui supputent qu’ils quitteront le gouvernement à la rentrée, ces départs trahissent clairement une confusion au sein de l’exécutif et risquent de donner à ceux qui souhaitent le départ d’Eric Woerth plus de force et de détermination.

Cette erreur souligne à quel point, dans une gestion de crise, l’immédiateté de la réaction est cruciale comme l’est la capacité à rester Maître des horloges. Mais l’exécutif n’en reste pas là. Il soutient son ministre sous prétexte de sauver la réformer des retraites ! Choix stratégiques hasardeux ! D’abord parce que la réforme des retraites peut parfaitement se faire sans Woerth. Ensuite, que fera le gouvernement si Woerth est obligé de démissionner ? Il aura tout seul fait et refermé le piège de l’échec !

07 juillet 2010

BFM TV - 6 juillet 2010 : Arnaud Dupui-Castérès commente la gestion de la crise "Woerth-Bettencourt"

Voir l'interview...

21 juin 2010

FFF : Faute Faute Faute !

Lors de la mi-temps du match France-Mexique, Nicolas Anelka a tenu des propos injurieux contre l’entraîneur de l’équipe de France de football. L’insulte est inadmissible. Néanmoins, cela n’a rien d’extraordinaire dans un vestiaire d’une équipe sportive. Les deux acteurs de cette mauvaise passe d’armes semblaient avoir réglé cela « en interne Â» comme le dit Raymond Domenech. D’ailleurs, l’attaquant français a cédé sa place pour la seconde période, payant du même coup son refus des critiques et ses propos injurieux.

Et puis, samedi 19 juin, 36h après la déroute mexicaine, le quotidien l’Equipe consacre sa Une à l’insulte que le joueur aurait proférée à l’encontre de son entraîneur. Que fait la FFF ? Cherche-t-elle à temporiser pour préserver l’équipe de la polémique, souhaite-t-elle tout faire pour souder l’équipe ? Non. Elle commet une faute incompréhensible dans la gestion d’une crise : non seulement, elle décide (trop vite ou pas assez), en réaction à la Une du quotidien, de sanctionner lourdement le joueur, mais, comme si cela ne suffisait pas, elle organise une conférence de presse qui est d’ores et déjà entrée dans l’anthologie de l’absurde.

Cette décision a ouvert les vannes d’un règlement de comptes invraisemblable où la priorité devient « la chasse au traitre Â» et le déversement de haine, aujourd’hui en Afrique du Sud, demain en France.

L’enchaînement est inéluctable ; le déballage, le lâchage, les rancÅ“urs exposés aux sus et aux vues de tous. L’équipe fait grève (faut-il préciser qu’il s’agit de l’équipe de France !) et comble du ridicule, c’est Raymond Domenech lui-même qui se fait la porte parole de joueurs dont il ne partage pas le point de vue. Ainsi, le sélectionneur, l’équipe de France et le football français viennent d’être pris en otage par 23 hommes et quelques leaders rebelles. A la suite de cet événement abracadabrantesque, les premières altercations se produisent, les portes claquent et la valse des démissions débute !

Après avoir longtemps traîné l’entraineur dans la boue, c’est désormais les joueurs qui sont la cible des critiques. Cette crise qui dure en réalité depuis 2008 et se déclenche aujourd’hui avec violence démontre que le timing a toujours été mal géré. En effet, solidaires d’un entraineur mal-aimé en 2008, les joueurs ont manqué de cohésion sur le terrain avant de partir à la chasse au traitre et de finir en faux équipiers modèles, défendant malhabilement un joueur sanctionné par ses dirigeants.

Comme souvent lorsque survient un fait grave, la mauvaise communication ajoute de l’ampleur, de la polémique à la confusion et génère la crise. La FFF a commis une erreur initiale en nommant un nouveau sélectionneur avant la compétition (celui en fonction ne peut plus avoir aucune autorité sur 23 hyper ego). La FFF a commis une erreur stratégique en réagissant à la Une de l’Equipe, et enfin, une erreur en ajoutant confusion à la sanction. Les agissements de la FFF décrédibilisent l’équipe technique, montent les uns contre les autres et finalement font exploser les tensions internes. Il ne faut donc pas s’étonner de la rébellion des joueurs. Nous en sommes à tel point que l’on peut se demander si l’équipe de France ira jouer son dernier match de cette Coupe du monde !

Merci pour le cas d’école, merci pour la séquence magnifique d’absurde et d’humour grotesque ! Quoiqu’il en soit, il est temps que la mascarade se termine et que tout le monde se remette au travail car il ne fait aujourd’hui aucun doute que le jeu de l’équipe de France n’est plus le seul chantier pour la future équipe, son sélectionneur et les (nouvelles) instances du football français.

16 juin 2010

La manipulation 2.0 : un exemple éloquent

Le 3 juin 2010, l'internaute "Professeur Kuing Yamang", diffusait sur le site de vidéos en streaming Youtube une courte interview au titre évocateur : Cours d'économie du Vénérable Professeur Kuing Yamang - Le Professeur nous parle de l’Europe. La vidéo, d’une durée de 4m 28, prend la forme d’une interview, censée avoir été diffusée sur la chaîne nationale chinoise CCTV, tournée en chinois elle est sous-titrée en français. Elle évoque la situation économique européenne et notamment celle de la France. On y trouve pêle-mêle une critique de notre modèle social, le fait que les européens ne travaillent pas assez, une remise en cause du régime des fonctionnaires ou encore le surendettement endémique des pays européens. A ce jour, la vidéo a déjà été visionnée prés de 250 000 fois.

A en juger par les nombreux commentaires postés sur cette vidéo et les réactions d’observateurs avertis interrogés, le document est perçu comme une véritable interview. Or, ce programme est vraiment un gag ; une fausse interview ! La traduction française n’a aucun rapport avec ce que dit le soi-disant Professeur Kuing Yamang (dont le nom est d’ailleurs plus Breton que Chinois), qui est en réalité Wu Jianmin, l’ancien ambassadeur de Chine en France.

Sur le Net les réactions sont partagées et deux camps s’opposent. D’un coté, ceux qui considèrent ce diagnostic comme « dur mais vrai », « pessimiste mais évocateur »… et, d’autre part, ceux qui dénoncent les Chinois donneurs de leçons (beaucoup plus nombreux) et vivent très mal la remise en cause du modèle européen et français.

Au-delà d’une nouvelle plaisanterie et d’un énième détournement d’identité, cette vidéo et son mode de diffusion posent questions. En effet, en détournant l’identité d’un ambassadeur qualifié (sans doute pas encore au courant) pour aborder la question de la situation économique française, il y a la volonté évidente de ne pas être uniquement sur le registre humoristique Ce constat est d’ailleurs renforcé par le second point. En effet, sur les douze premiers jours de diffusion, les commentaires les plus polémiques sont les seuls autorisés et ceux dénonçant la supercherie ont tous été bloqués, confirmant ainsi la volonté d’influencer plus que de faire rire.

Le mercredi 16 juin, Youtube a bloqué l’option « commentaires », repérant sans doute un début de polémique généré par ce mystérieux internaute.

Cet épisode démontre une nouvelle fois que la question de la crédibilité des médias évoqués par l’institut Pew en novembre 2009 demeure encore largement défavorable aux médias internet comparé aux médias traditionnels. Le second enseignement que l’on peut tirer de ce buzz concerne la gestion des commentaires sur les sites de partage de vidéos en ligne. La modération pouvant être opérée par l’émetteur de contenu et par les administrateurs du site, la valeur des commentaires perd tout son sens.

En effet, la transformation profonde des modes de diffusion de l’information implique la prise en compte par les acteurs économiques et politique du besoin de mettre en place une réelle stratégie d’information sur Internet, au risque de ne pas pouvoir réagir lors d’une crise.


http://www.youtube.com/watch?v=DMKb9A6Kouk

10 juin 2010

A lire dans Le Monde - Il faut ranimer la flamme franco-allemande par Antoine Boulay, Mathieu Collet (Vae Solis) et Roland Dumas

LE MONDE DU 10 JUIN 2010

Il faut ranimer la flamme franco-allemande

Roland Dumas, Antoine Boulay et Mathieu Collet

Dans les circonstances critiques que nous vivons, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une plus grande coordination économique européenne. Le vide créé par le manque de cohésion entre la France et l'Allemagne laisse cependant ces voix se perdre dans une cacophonie destructrice, chacun y allant de sa proposition.

Que de temps perdu alors que les outils de coordination et les contours d'un gouvernement économique existent depuis longtemps déjà ! En effet, dès la genèse de Maastricht, le cadre préalable à un gouvernement économique de ce qui devait devenir la zone euro avait été posé par les gouvernements sur la base d'un accord franco-allemand. Revenir sur les conditions de préparation et d'adoption de l'accord et du traité de Maastricht peut aider à répondre aux exigences du temps présent. Il n'aura échappé à personne que le traité de Maastricht a établi les fondements de la monnaie unique et de la politique monétaire commune. La négociation du traité s'était certes focalisée sur la monnaie compte tenu de la charge symbolique et des sacrifices considérables que cela impliquait pour l'Allemagne. Mais Pierre Bérégovoy, alors premier ministre français, avait tenu à recentrer les débats au sein du conseil des ministres sur le sujet du gouvernement économique. Il était très ferme à ce sujet : la monnaie ne pourrait pas tenir sans politique économique commune.

C'est ainsi que les articles 102 à 109 du traité, sous le titre "la politique économique", ont été rédigés et adoptés. Avant même la fixation précise des critères de convergence censés instaurer une discipline commune, il s'agissait de créer un effet d'entraînement qui mènerait à un fédéralisme économique et pas seulement monétaire. Nous nous situions dans la droite ligne de la méthode Monnet : des réalisations concrètes devaient entraîner des solidarités de fait.

Le traité était on ne peut plus clair : "Les Etats membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d'intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil". Et celui-ci d'instaurer des mécanismes de surveillance multilatérale et de règles de discipline financières et budgétaires. La lecture de l'article 103 est éclairante : "lorsqu'il est constaté (...) que les politiques économiques d'un Etat membre ne sont pas conformes aux grandes orientations (de la Communauté) ou qu'elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l'Union économique et monétaire, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l'Etat membre concerné (et)décider de rendre publiques ses recommandations".

En d'autres termes, l'attitude non coopérative d'un Etat membre pouvait être dénoncée sur la base d'une décision prise à la majorité de ses partenaires. Le Conseil et la Commission devaient en outre rendre compte de la mise en oeuvre de cette coordination devant le Parlement européen. Pendant de nombreuses années, ce système préfigurant un gouvernement économique a fonctionné correctement. L'adoption ultérieure des quatre critères dits de Maastricht, avec pour symbole la barre indépassable des 3 % de déficit public, aussi discutables soient-ils, en a été une illustration. Or l'effet d'entraînement attendu ne se sera pas poursuivi.

De nombreux facteurs peuvent expliquer le délitement de cette ambition fédérale, qu'il s'agisse des élargissements qui ont suivi ou de l'impact des opinions publiques nationales. Mais il est un élément fondamental, premier, pour comprendre ces avancées et leur absence de suite : le concret des relations entre la France et l'Allemagne. A l'époque de Maastricht, parler de "couple" franco-allemand, c'était désigner des personnes de chair et d'os, qui se parlaient et se voyaient sans cesse avec la conscience de vivre des moments uniques dans l'histoire de l'Europe. Tout cela n'était possible que dans le cadre d'une collaboration constante. Concrètement, les contacts entre les ministres des affaires étrangères de l'Allemagne et de la France étaient hebdomadaires, voire bihebdomadaires. Au moins une fois par semaine, Hans-Dietrich Genscher téléphonait le matin au ministère et proposait de déjeuner ensemble ce jour-là. De Bonn, il n'hésitait pas à prendre l'avion pour arriver à la mi-journée. Les deux ministres se retiraient dans le bureau du rez-de-chaussée du Quai d'Orsay et partageaient un repas, sans conseillers - ce qui mettait ces derniers dans l'angoisse... De leur côté, ces conseillers étaient en contact permanent et souvent hors des cadres formels. Et, tous les dimanches, un point téléphonique avait lieu pour faire le tour de l'actualité des deux pays, et de l'Europe. Au fil de ces rencontres se forgeaient de réelles amitiés, et au-delà, un "esprit de compromis" et de travail en commun. C'était l'esprit de Maastricht.

Si des contacts de ce type avaient perduré, ils auraient sans aucun doute permis de concrétiser les implications politiques des mécanismes du traité, qui relevaient pour nous de la nécessité absolue. L'écart entre les points de vue allemand et français est aujourd'hui tellement grand que les deux pays ne sont même plus capables de s'entendre sur les mots. Ainsi, quand la France parle d'un gouvernement économique européen reposant sur des politiques économiques et budgétaires communes, l'Allemagne tient à une notion de "gouvernance économique" qui limiterait la coopération à des règles et une discipline partagées. L'urgence est donc aujourd'hui d'abord de reconstituer le couple franco-allemand. Nos dirigeants, nos ministres, et en premier lieu Bernard Kouchner et Guido Westerwelle doivent réapprendre à se connaître, à se voir toutes les semaines.

Voilà quelle devrait être notre première règle de discipline commune. C'est à la condition de cette compréhension mutuelle, voire de cette intimité "politique", que la dissonance entre nos pays cessera. Entre la France et l'Allemagne, entre Mitterrand et Kohl, entre leurs ministres des affaires étrangères, il existait cet atout impalpable et sans prix : la confiance. En économie, on sait combien elle est fondamentale.

  • Roland Dumas est avocat, ancien ministre des affaires étrangères, ancien président du Conseil constitutionnel ;
  • Antoine Boulay est directeur associé de Vae Solis Corporate ;
  • Mathieu Collet est président d'Euros du Village.

15 mars 2010

Spécial "Régionales" : élection et communication, quelle corrélation ?

Le 10 mars dernier, Vae Solis Corporate a publié l'édition 2010 de son étude exclusive sur la communication des personnalités politiques évaluée par les journalistes. Cette étude a pour objet de détailler les forces et les faiblesses de personnalités politiques au premier rang desquelles se trouvent des candidats aux Régionales, qu’ils soient membres du gouvernement ou de l’opposition.

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11 mars 2010

Communication Politique : D. Cohn-Bendit s'impose, JF. Copé confirme...

Résultats de la 2ème édition de l'étude Vae Solis sur la communication de la classe politique
A quelques jours du premier tour des élections régionales, Vae Solis Corporate, cabinet de conseil en stratégie d’information, publie les résultats de la deuxième édition de son étude qualitative exclusive sur les meilleurs communicants de la classe politique française.

50 journalistes politiques des principaux médias (quotidiens, hebdomadaires, radios, télévisions, médias étrangers, sites Internet d’information), ont accepté de nous répondre pour classer, noter et commenter la communication de 45 personnalités politiques.

Top 5, Flop 5, Face à Face, Notations « fond » et « forme », Nouvelle vague, portraits…

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24 février 2010

Lady Gaga, Paul Gauguin, internautes Gogos : des mass-médias aux marques-médias !

Bien plus qu'un lieu d'information ou de débat sérieux, le web 2.0 se révèle être, au mieux, une chambre d’écho de l’actualité « off line », au pire un collecteur de rumeurs et de fausses nouvelles. Le débat public a donc toujours lieu dans les media traditionnels, mais ceux-ci sont en évolution permanente. Seule la marque media permettra, en ligne comme hors ligne, de garantir et de créer l’information. Le métier constituant à créer et à entretenir de bonnes relations avec les media pour les dirigeants, soit dit en passant, a donc encore de beaux jours devant lui…

Le site de partage de vidéos en ligne « Daily Motion » a révélé récemment quelles avaient été les contenus les plus vus en 2009. Le palmarès est éloquent : un clip de Lady Gaga, la chanteuse néo-psychédélique, un sketchman habillé comme un des frères Mario, les personnages du jeu vidéo de Nintendo, qui se balade en kart dans sa ville comme dans une gameboy, au mépris du code de la route et en est très fier, et le clip « Make the girl Dance », tourné dans le quartier de Montorgueil à Paris, sur une musique fade mais avec des jeunes femmes aux formes avantageuses totalement dénudées… En fait de web 2.0 comme espace démocratique, c’est le règne du n’importe quoi, du vain, du primaire.

Entendons-nous bien : personne n’est contre une bonne tranche de rire (et de formes avantageuses) de temps à autre ! Mais quand des internautes post-pubères expliquent à longueur de journée, en ligne et hors ligne, « tweet et re-tweet » (sic), que le web est le nouveau lieu où se crée l’information et le débat démocratique, ça donne plutôt à rire, justement !

Le Pew Research Center, le fameux think tank américain, ne dit pas autre chose dans son étude parue en janvier dernier. Les conclusions en sont sans appel : « la presse généraliste, sur le papier ou sur ses sites web, publie 48% des informations nouvelles. Les journaux spécialisés 13%, les télévisions locales 28%, la radio 7% et les nouveaux média (blogs, sites, twitter) 4% ». (Le Monde du 16 janvier 2010). L’étude de trois chercheurs francophones, Franck Rebillard, Emmanuel Marty et Nikos Smyrnaios, menée en 2008, arrivait à des conclusions comparables, puisque 80% des contenus en ligne portent selon eux sur 20% des sujets. Le web, chambre d’échos.

Un événement récent de la webosphère vient pourtant, en apparence, faire voler en éclat cette position : le succès, au-delà de toute espérance, du canular du site times.ro !

Ce site parodique roumain, dans le genre du fameux journal New-Yorkais The Onion, a affirmé qu’un contingent de troupes roumaines avaient débarqué à Tahiti, en croyant venir soulager les victimes du tremblement de terre ! « L’information » a fait la une des media lettons, russes, hongrois ou italiens alors qu’elle était, évidemment, totalement fantaisiste. Le nombre de connexions sur times.ro a sextuplé, passant de 4.000 à 25.000 par jours. Le plus drôle est que Courrier International a résumé un article de presse roumain sur le sujet en expliquant clairement l’aspect comique de l’affaire… et que Canal + (l’Edition Spéciale) a repris cet article un peu vite en présentant l’expédition roumano-vahiné comme authentique ! Times.ro a eu beau jeu de réagir immédiatement en indiquant que Canal + avait dû être informé par son correspondant à Papeete, Paul Gauguin, qui a été le témoin oculaire du débarquement des forces roumaines. LOL, pourrait-on dire… Le Monde du 24 février explique toute l’affaire en détail.

Les études de nos universitaires francophones et du Pew Research Center sont donc doublement démenties ici : d’une part, c’est bien un site internet qui a créé l’information, fût-elle fausse, et d’autre part, ce sont des médias traditionnels qui l’ont reprise, sans vérification, sans faire leur travail de médias, justement… 

…A moins que, précisément, ce canular réussi du site roumain de l’internaute Ionut Foltea ne soit l’exception qui confirme la règle. Expliquons-nous : une particularité de ce site parodique (outre l’inventivité de son animateur) est de s’être accaparé une marque non protégée au pied des Carpates. « Times.ro », en effet, n’a aucun lien avec le so british Times, ni avec le sophistiqué New York Times. Mais times.ro, cela fait sérieux !

Immense espace vierge, jungle néo-médiatique, internet réhabilite évidemment la fonction de garantie et d’orientation de la marque.

Le succès de times.ro démontre donc bien, paradoxalement, que les media traditionnels, structurés en services thématiques, avec des journalistes experts, sont appelés à demeurer les premiers découvreurs et émetteurs d’informations authentiques, pour autant qu’ils fassent bien leur travail. Oui, ce sont bien eux qu’il s’agit de traiter quand on est une entreprise, une association, une personnalité publique, si l’on entend participer au débat public. Sans doute, certains émetteurs d’information sur le web deviennent-ils eux aussi des « marques-médias ».

Il convient alors de les traiter pour ce qu’ils sont en fait : des médias, tout simplement, à convaincre et à informer, avec qui débattre, pour qu’ils puissent à leur tour informer l’opinion. Au passage, il n’est pas bon d’être seul (Vae Solis !) pour aller à leur rencontre, et gérer les médias, quels qu’ils soient, passe toujours par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie d’information adaptée. Etre un spécialiste de Lady Gaga ou des Mario Bros y aide sans doute moins que disposer d’une solide culture générale et qu’être un lecteur assidu de la presse…

10 février 2010

Vae Solis lance pour le Médiateur de la République une plateforme participative dédiée à la défense des droits

Jean-Paul Delevoye lance LeMediateurEtVous.fr, espace inédit de débats et de propositions sur les droits des citoyens le mercredi 10 Février 2010. Conçue et développée par Vae Solis et Pepper Cube / blogSpirit, cette plateforme web à mi-chemin entre un forum et un réseau social, rassemble de façon inédite internautes et experts autour de la défense des droits. MDR

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09 février 2010

Combien de Français en France ? Ce n'est pas l'INSEE qui nous le dira

La population de la France était estimée au 1er janvier 2010 à 64,7 millions d'habitants, comptant 346.000 personnes supplémentaires depuis un an, soit une petite progression de 0,5%. C’est ce qu’annonçaient en boucle tous les titres de presse le 19 janvier dernier, reprenant les informations de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques).

Le lecteur avisé alla donc vérifier ces chiffres sur le site de l’INSEE. Et là, quelle ne fut pas sa surprise en s’apercevant que cette nouvelle (après tout, le recensement en continu est une nouveauté de taille) n’apparaissait pas sur la page d’accueil du site officiel. Et une navigation approfondie n’arrangeait rien à l’affaire. En fouillant, on y trouve les chiffres par département ou région (à l’internaute de faire ses calculs pour obtenir la population française dans son ensemble), des chiffres des recensements précédents cachés dans une sous-rubrique, des tableaux excel obscurs expliquant (à peu près) la méthodologie… Mais rien sur cette information essentielle, pas un encart dédié, pas une animation flash qui attire immédiatement l’internaute, rien.

L’INSEE commet là une erreur stratégique. Quelle valeur donner à des chiffres « officiels », lorsqu’on ne les trouve nulle part sur le site où ils devraient apparaître ? Quelle confiance accorder à un institut, qui, en ne respectant aucune des sacro-saintes règles du web, nuit à sa crédibilité, et à sa visibilité ?

Un site doit premièrement présenter et mettre en valeur un produit, ou une information : le nombre de Français par exemple, ce pour quoi le grand public connaît l’INSEE ! Un graphisme adapté est toujours agréable… La navigation dans le site doit se faire de manière intuitive, une bonne réflexion est donc à prévoir sur papier auparavant pour établir le plan du site (quelles sont les rubriques, comment organiser l'information, où inclure le moteur de recherche interne...). Cela aussi, les web designers de l’INSEE semblent l’avoir oublié. Un bon référencement est la base de la visibilité : lorsqu’on tape sur Google, au hasard, « nombre de français en France », l’INSEE n’apparaît même pas sur la première page de résultats. Si l’on tape « population française », il arrive en quatrième position, avec les résultats du recensement de …2004 !

Être présent sur la toile est devenu un véritable enjeu, que ce soit pour les institutions ou les entreprises. Le Web procure une vitrine, de la visibilité, mais pas seulement. C’est devenu le réflexe informatif numéro un d’une majeure partie des Français. Lorsque son rôle est de délivrer cette information, une entreprise, une institution, ne doit pas - ne peut pas- négliger un tel medium.

26 janvier 2010

Salaire des patrons : vers le populisme ?

Une tribune d'Arnaud Dupui-Castérès publiée dans les Echos du 19/01/2010

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18 janvier 2010

GRIPPE AH1N1 : tout à été dit... ou presque !

Tout a été dit sur la gestion de la pandémie grippale AH1N1. Enfin presque tout. Deux sujets méritent qu’on y revienne :

- Le rôle des experts

- La mise en place du plan pandémie.

  • Le rôle des experts :

Globalement les experts ont été très alarmistes. De l’OMS aux experts français on nous annonçait une pandémie foudroyante. Tout en nous disant que l’on ne savait pas grand-chose sur ce nouveau virus. D’où les mesures extrêmes mises en place en Europe et en particulier en France. Le principe de précaution étant devenu le paradigme de la gestion des risques il était urgent et obligatoire de mettre le paquet. Cette réaction des « experts » est compréhensible mais désolante. Quand on ne connaît pas une maladie ou un agent pathogène, la première des choses à faire est d’observer. Claude Bernard l’a clairement dit et écrit dans une méthode que personne ne remet en cause dans le monde scientifique.

Or qu’a-t-on pu observer ? Que dans l’hémisphère Sud, qui a été touché lors de l’hiver austral, cette pandémie était loin d’être catastrophique alors qu’il s’agit de pays moins développés et que, bien sûr, il n’existait pas de vaccin. A tel point que les caméras thermiques mises en place à l’aéroport de Sydney ont détecté 3 ou 4 hyperthermies par mois !... Certes il y a eu quelques décès mais beaucoup moins que lors d’une épidémie saisonnière.Qu’on ne nous dise donc pas que c’est facile de raconter l’histoire après. On pouvait parfaitement raconter l’histoire pendant l’été (hiver austral) c'est-à-dire avant notre hiver.

Deuxième argument des « experts » : le virus peut muter. Certes mais tous les virus mutent en permanence sans forcément avoir de graves conséquences. D’ailleurs nos « experts » de dire : « Même si le virus mute il restera sensible au vaccin ! ». Dernier argument : une deuxième vague de pandémie nous menace, bien plus forte que la première. Sauf, qu’on n’a rien vu de tel dans l’hémisphère Sud et qu’en plus de 30 ans d’observation de la grippe on ne l’a jamais constaté. Une fois de plus, il suffisait d’observer. Cela aurait permis de faire quelques économies.

  • La mise en place du plan pandémie :

Ce plan pandémie existe depuis plusieurs années (grippe aviaire) et est régulièrement mis à jour par les différents ministères concernés. En ce qui concerne la grippe AH1N1 l’OMS était passé dès la fin de l’été en phase 6 c'est-à-dire, pour faire simple, au maximum de l’alerte. La France, plus raisonnable était restée en phase 5. Sauf que, poussé par les experts, le ministère de la Santé a mis en place un plan de « guerre ». Dans ce cadre, c’est le ministère de l’intérieur qui, selon le plan pandémique national, prend la main. On a vu le résultat : silence radio du ministre et désorganisation totale de la vaccination.

6 millions de français ont fait une grippe apparente. Des études récentes montrent que 80 % des infections par ce virus ont été inapparentes. Ce qui signifie qu’au moins 30 millions de français sont immunisés contre cette grippe, sans compter les plus âgés qui ont connu la vague de 1957. Au total on peut penser que désormais la grande majorité des français est immunisée.

Rappelons qu’au mieux 5 millions de français ont été vaccinés. Que nombre d’entre eux n’ont toujours pas reçu de bulletin de vaccination, à tel point que la ministre de la Santé a déclaré que l’on pouvait se faire vacciner sans ce sésame.

Enfin dernier couac de la vaccination, les médecins généralistes, stupidement écartés dans un premier temps (la France, là aussi, s’est singularisée), ont été appelés à la rescousse. Sauf qu’on ne sait pas comment leur distribuer les vaccins qui sont dans les centres de vaccination…

Changement d’instruction, changement de modalités… Les Français n’ont rien compris… si ce n’est peut être que la ministre voulait se protéger elle-même !

  • Et l’avenir ?

Il n’est pas pour autant rassurant. La France a sur les bras des millions de doses dont elle ne sait que faire. Elle négocie avec les fabricants une « remise de peine ». Cela veut dire que l’on va s’engager à leur acheter du vaccin pendant des années. Ce vaccin sera-t-il efficace l’année prochaine ?

Cette pandémie redoutable a fait moins de 300 morts. C’est regrettable mais c’est infiniment moins que les 5000 décès annuels de la grippe saisonnière. A ce jour les mesures mises en place ont coûté au moins trois fois le budget du plan cancer sur 4 ans !

Le principe de précaution inscrit dans la Constitution précise que quand un risque n’est pas connu il convient de mettre en place des actions préventives… pour un coût raisonnable. Est-ce le cas ?

Docteur Jean-Louis Malvy

30 décembre 2009

Crise et climat : comment un risque peut en cacher un autre

L'actualité nous offre parfois des concommittances qui ne s'inventent pas ! Deux événements survenus en décembre se sont diamétralement opposés : au plan mondial, nous avons suivi des semaines durant la prépaparation du sommet de Copenhague puis son échec, quand au plan national, une vague de froid s’annonçait. La mobilisation sur les risques du réchauffement climatique nous fait progressivement oublier que l’hiver… il fait toujours froid ! Que les températures peuvent approcher zéro degré - voire être négatives - et que c’est bien à un risque immédiat de climat froid que nous avons à faire face !

On s’indigne que les Etats n’aient pas réussi à trouver un accord minimum pour « ralentir le réchauffement climatique » et en parallèle on rouspète contre la neige, le verglas, le froid mais surtout contre l’Etat imprévoyant ! Les routes enneigées et les plaques de verglas désorientent, les avions ne décollent pas ou sont en retard : aussitôt l’opinion râle, les media dénoncent. Nous sommes proches de la crise.

Mais le principal risque auquel les Français étaient exposés était la rupture électrique, le « black out » de cette énergie si précieuse ; il faut des conditions météorologiques rigoureuses ou des situations particulières pour se souvenir que l’électricité est indispensable à notre vie quotidienne, que c’est même une question de survie. Imaginez un foyer sans lumière, sans eau chaude, sans chauffage, sans four, évidemment sans internet et sans télévision pour passer le temps… c’est tout simplement inconcevable, invivable !

RTE avait prévenu, dès l’automne, que la France serait obligée d’importer de l’électricité. Nous n’avons pas de pétrole certes, mais nous n’avons également plus assez d’électricité (d’origine nucléaire et hydraulique) pour être autosuffisants. Le froid de l’hiver 2009 nous rappelle combien il est nécessaire, voire indispensable, d’investir dans notre approvisionnement en énergie et plus particulièrement en électricité.

On notera au passage que la communication du transporteur d’électricité a parfaitement respecté 3 règles de bases de la communication de crise : l’anticipation, la transparence et la mobilisation. Elle a commencé très en amont par de la pédagogie : simplement en rappelant qu’il ferait froid en hiver (!) et, sur le mode de la transparence, en annonçant les risques, leurs causes et les moyens d’y faire face, notamment dans deux régions sensibles : la Bretagne et Provence Alpes Cote d’Azur. Si le risque de délestage était réel, on ne pourra pas dire que l’opinion publique, les media et les pouvoirs publics n’avaient pas été prévenus.

Mais le plus important est que la direction de RTE a aussi fait un travail de sensibilisation aux nécessaires économies d’énergie, rappelant ainsi des gestes simples et citoyens quant aux températures dans les foyers ou aux éclairages publics. Elle s’est ensuite mobilisée pour parer au mieux et assurer au final une continuité quasi parfaite du service.

L’opinion publique ne supporte plus les contre temps, les aléas, l’imprévu, le désagrément : c’est la « japonisation » des esprits et des comportements. Pour que l’Etat, les services publics et les entreprises ne s’exposent pas à des crises récurrentes dues aux mécontentements de l’opinion publique, l’anticipation, la transparence et la pédagogie ont ici fait la preuve de leur efficacité.

RTE a parfaitement communiqué et géré le risque climatique. Mais elle s’expose de fait à un nouveau risque : celui d’une moindre mobilisation de la puissance publique. Il faut espérer que sa bonne gestion de la situation n’aura pas comme conséquence paradoxale, de freiner les pouvoirs publics et l’opinion en faveur de l’investissement dans la production d’énergie, tant il est de plus en plus vrai que seuls les incidents, les polémiques, les crises, incitent à l’initiative et à la décision publique.

23 novembre 2009

Vae Solis Corporate au service du débat public

Avec un nouveau débat public à son actif, Vae Solis Corporate réaffirme son attachement à la concertation et fait vivre sur le territoire la loi du 27 février 2002 dite « démocratie de proximité ». En accompagnant la Commission Particulière du Débat Public sur le projet de prolongement du grand canal du Havre, Vae Solis Corporate créé pour les riverains de l’Estuaire de la Seine la possibilité de s’informer, d’échanger, de confronter leurs idées, de s’exprimer… afin de permettre au maître d’ouvrage, le Grand Port Maritime du Havre, d’approfondir sa réflexion aussi bien sur l’opportunité du projet que sur les modalités de sa mise en Å“uvre.

Aux côtés du Secrétariat général de la CPDP, le cabinet a été chargé d’organiser l’information et la participation :

  • information préalable des acteurs clés (politiques, économiques et associatifs),
  • conception des outils d’information,
  • organisation des 14 réunions publiques,
  • gestion des relations presse…

tout est orchestré pour que le débat soit bien accepté et que la démocratie participative puisse pleinement s’exercer.

www.debatpublic-prolongementdugrandcanalduhavre.org

20 novembre 2009

Vae Solis Corporate soutient Bibliothèques Sans Frontières

Vae Solis accompagne Bibliothèques Sans Frontières depuis deux ans, sous la forme d'un soutien financier et d’une assistance bénévole en communication.
Depuis trois ans, Bibliothèques Sans Frontières collecte, trie et envoie des livres dans les écoles et universités des pays en voie de développement. L’originalité de l’association est de se mettre au service de l’ensemble de la chaîne du livre. Il s’agit de créer de véritables bibliothèques au service de la transmission du savoir et non d’envoyer des livres au hasard du résultat des collectes.

L’association dispose d’un dépôt important dans les Yvelines, où les envois sont préparés. En Haïti, elle travaille avec le ministère de la culture, la mission de l’ONU et l’ambassade de France à la création de 200 bibliothèques dans les écoles et lycées. A Madagascar, elle monte des bibliothèques dans deux centres d’accueil pour enfants des rues. Au Cameroun, elle ouvre cet année le troisième projet bibliothèque en partenariat avec deux associations de Yaoundé et Mbalmayo. Au Congo Brazzaville elle construit un centre d’archives et de documentation sur les royaumes et chefferies d’Afrique Centrale.

[|http://www.bibliosansfrontieres.org/|fr]

25 septembre 2009

Le renouveau des Wargames par Lionel Benatia et Jean-Loup Samaan dans DSI Technologies

Au sommaire du numéro de septembre-octobre, un article consacré à l'un des outils de la Défense aussi vieux que l'art de la guerre, les Wargames. Du militaire au civil, on y découvre comment les uns et puis les autres à moindre échelle se préparent à gérer les "surprises stratégiques"...

Un panorama à lire sous la plume de Jean-Loup Samaan, docteur en science politique et Lionel Benatia, consultant chez Vae Solis, spécialiste en gestion de crise.

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24 septembre 2009

Emploi des Seniors : Vae Solis et Options RH accompagnent les entreprises

Au 1er janvier 2010, toute entreprise de plus de 50 salariés devra disposer d'un accord ou d'un plan d'actions en faveur de l'emploi des seniors… au risque de devoir s’acquitter d’une pénalité égale à 1 % des rémunérations et ce pour chaque mois entier au cours duquel cet objectif ne sera pas rempli !

Autant dire qu’au-delà de l'enjeu de société que constitue l’allongement de l’emploi (la France a, avec 38% le taux d’emploi des seniors -55-64 ans- le plus bas d’Europe !), sa déclinaison au niveau des entreprises devient aussi stratégique. Les enjeux sont réglementaires, financiers, RH au moins à très court terme. Mais pas seulement. Ils sont aussi d’ordre interne et communicationnel.

En effet, le dossier « Emploi des Seniors Â» ce sont évidemment d’abord des mesures et dispositifs RH à mettre en place. Cependant, au-delà des aspects strictement légaux, ce sont aussi des perceptions et des représentations à cerner pour savoir comment les faire évoluer. C’est enfin, savoir informer, communiquer et mobiliser l’ensemble des relais internes de l’entreprise (direction, représentants syndicaux, managers, RRH...) pour assurer l’efficacité et l’acceptabilité du dispositif qui s’imposera à tous.

Est-il valorisant ou non pour un salarié d’être reconnu et identifié comme senior ? Quels problèmes culturels, fonctionnels, rencontrent-ils dans l’entreprise ? Quelles sont les représentations associées ? Comment négocier, ou déployer des plans en faveur de telle ou telle catégorie de salariés sans déstabiliser la cohésion interne ? Comment cibler et informer sans discriminer, sans catégoriser, ni creuser les communautés d’intérêt ?

Vae Solis Corporate et Options RH associent leurs expertises sur ce sujet ; notre équipe accompagne les directions et DRH des grandes entreprises sur la double dimension stratégique et opérationnelle en couvrant les aspects « RH Â» et « Communication », inhérents à la mise en place de tels dispositifs.

21 septembre 2009

Antoine Boulay, invité de Médiapolis, samedi 19/09 à 10h sur Europe1

studio MediapolisMichel FIELD & Olivier DUHAMEL recevaient Antoine Boulay et Dominique Wolton pour échanger sur le thème de la Communication des Politiques...

Ecouter l'émission : http://www.europe1.fr/Radio/Emissions/Mediapolis-Michel-FIELD-Olivier-DUHAMEL/(date)/19/09/2009

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